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Le Clos Saint Léger
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Le calme, la détente et les sites normands
Le calme, la détente et les sites normands
Vous qui venez d'ouvrir cette rubrique "Histoire à Lire", vous êtes les bienvenus. Vous devez aimez les belles histoires et vous devez être curieux.
Si vous avez le temps, alors prenez-le pour lire jusqu'au bout la vie de Saint léger et l'histoire de notre clos portant son nom.
Sinon revenez plus tard, juste pour lire lorsque vous aurez un moment….
La narration est d'époque et sa lecture nous réconforte avec la langue française.

 

VIE DE SAINT LEGER (7ème siècle)
Extraits du récit d'un moine de Saint Symphorien dont le nom reste inconnu mais qui avait vécu auprès de Saint Léger. Ouvrage publié chez Duchesne. Rapporté par François GUIZOT.

Tout commence en l'an 616, Léger fils d'une noble famille voit le jour. Il fut élevé par son oncle Didon, évêque de Poitiers. Léger s'appliqua chez son oncle, à toutes les études auxquelles ont coutume de s'adonner les puissants de ce siècle. Il fut dressé et poli en toutes choses par la lime de la discipline, et parvient dans cette même ville la dignité de l'archidiaconat.
Pendant des années, il se montra excellent pour les clercs, il fut habile dans ses raisonnements, prudent dans les conseils et brillant dans ses discours.
La reine Bathilde, qui gouvernait le palais de Neustrie (Nord de la France) avec son fils Clotaire, roi des francs, envoya à la ville d'Autun, en 661 pour être évêque, cet homme admirable.
Il serait trop long de raconter par le détail, quel soin le pieux Léger prit pour transformer la ville; créer un hôpital, réparation des murs de la ville, des maisons, de la sépulture du Saint martyr Symphorien, embellissement de l'église et tant d'autres choses.
Mais toutes ces transformations réussies par cet homme irréprochable, demeurant ferme au sommet de la justice entrainèrent une haine envieuse chez certains grands du siècle. Ceux-ci ne trouvant pas d'accusation véritable forgèrent un mensonge et allèrent le rapporter à Ebroïn Maire du palais. "L'évêque Léger méprisait tous ceux qui se soumettait aux ordres d'Ebroïn".
Ebroïn était un homme avide de puissance, enflammé par l'amour de l'argent et pour en obtenir encore plus, était toujours prêt à rendre justice à ceux qui lui donnaient d'avantage d'argent. Il avait pour Léger une haine particulière, parce que Léger ne lui payait aucun tribut de flatterie.
En 670, le roi Clotaire perdit la vie. Le tyrannique Ebroïn, aurait du réunir les grands et mettre sur le trône Théodoric, frère du roi défunt. Mais celui-ci fit tout ce qui était en son pouvoir pour que ce soit le frère cadet Childéric qui fut désigné Roi de Neustrie et Roi de Bourgogne.
Comme Childéric était méfiant suite à sa mise sur le trône et ne voulant pas se laisser supplanter par Ebroïn, il le dépouilla de ses biens et l'envoya en exil au monastère de Luxeuil.
Pour son frère, malheureux d'avoir perdu son trône, il l'envoya au monastère de Saint Denis. Malgré les conseils des envieux de Léger, il retenait toujours auprès de lui l'évêque Léger parce qu'il savait qu'il brillait au dessus de tous.
A fur et à mesure du temps, les accusations des envieux faire vaciller l'esprit de Childéric et celui-ci commença à chercher l'occasion de le faire mourir.
En ce temps de 673, un homme nommé Victor gouvernait le patricial de Marseille. Cet homme voulait que Childéric vienne en son église pour la solennité de Pâques. Il intercéda auprès de Léger pour que son vœu se réalise.
Les ennemis prirent cette occasion pour accuser Léger et Victor d'une coalition pour renverser la domination royale et envahir les royaumes.
Ils attirèrent à eux Wulfoald nouveau maire du palais. La colère du Roi fut terrible et après moultes péripéties dans la cathédrale d'Autun, Léger fut arrêté et Victor fut mis à mort. Léger fut conduit au monastère de Luxeuil ou il retrouva son ennemi Ebroïn.
La vengeance divine ne tarda pas. Le glaive d'un grand du palais frappa mortellement Childéric au cours d'une chasse en forêt.
Tous les exilés de Luxeuil furent libérés et une grande période de troubles se produisit dans la patrie avant la désignation du nouveau roi des francs, Théodoric (qui retrouva ainsi sa place).
Ebroïn et Léger revinrent à Autun pour reprendre leurs activités respectives, avec la même tyrannie pour Ebroïn et avec le même esprit de sagesse pour Léger en remettant en ordre les affaires du peuple.
Ebroïn toujours avide de pouvoir, leva une armée pour aller piller le trésor royal et tuer Théodoric. Mais ce dernier se réfugia à Saint Cloud. Ebroïn dévasta le royaume, captura un enfant nommé Clovis et prétendit qu'il fut fils de Clotaire, le proclama Roi d'Austrasie et fit croire que Théodoric fut mort.
Il désigna Diddon gouverneur de Chalons et Abbon maitre de Valence pour aller tuer Léger en sa ville d'Autun.
Ils assiégèrent la ville et Léger ne désirant pas la mort des citoyens qui la défendait se rendit à ses bourreaux.
Ils lui arrachèrent les yeux de la tête. Léger les mains liées continuaient à chanter les louanges de son dieu, insensible à la douleur. Il fut confié à Waimer, Duc de Champagne pour l'emmener dans son pays. La ville d'Autun fut tout de même dévastée et l'église subit de grands dommages.
Ebroïn ordonna que Léger fut enfermé dans un tombeau dans la forêt sans boire ni manger. Mais Waimer et sa femme voyant que la mort ne voulait pas de Léger le fit venir dans leur maison pour le réconforter. Ensuite ils le cachèrent dans un monastère.
Cependant le méchant Ebroïn reprit le pouvoir en devenant maitre du palais. Il instaura une crainte terrible pour tous ceux qui s'opposaient à lui. Beaucoup de gens périrent pour tous les prétextes fallacieux, des monastères furent détruits et Ebroïn devint d'autant plus méchant qu'il était plus haï.
Il fit capturer Guérin, frère de Léger et le fit lapider lié à un tronc en 676.
Il retrouva Léger, aveugle, et lui fit subir d'horribles sévices. On lui coupa la langue, les lèvres et les joues. On le fit marcher nu pieds dans une piscine remplit de pierres aiguës et perçantes. Mais Léger, défiguré ne mourrait toujours pas. Ebroïn le confia alors à Waringue connu pour sa cruauté, pour qu'il le garde dans sa demeure. Comme la demeure de Waringue était loin, ils placèrent l'homme de Dieu sur une vile bête de somme. Lorsque Léger arriva chez Waringue, ses lèvres et sa langue avaient commencé à repousser et il se remit à parler. Quand Waringue vit ce miracle, il le prit et le conduisit dans un ermitage lui appartenant nommé Fiscommun ou vivait une congrégation de filles dirigée par Childemarque et Léger y répandit la parole de Dieu.
En 680, soit quatre ans plus tard, Théodoric et Ebroïn réconciliés, convoquèrent un synode en maison royale et y firent arriver de nombreux évêques. Certains furent tués par le glaive, d'autres pendus, et tous les autres envoyés en exil. Léger n'échappa pas à ce massacre des évêques.
Il fut livré à un certain Chrodobert pour qu'il lui ôta la vie par le glaive. Ebroïn ordonna qu’on lui chercha un puits profond en forêt pour y noyer le corps égorgé de léger et que l’on bouchât l’entrée avec des pierres pour que les hommes ignorassent le lieu de sa sépulture.
Chrodobert envoya quatre de ses hommes effectuer cette terrible tache. Trois d’entre eux s’enfuirent le moment venu, en implorant la bénédiction du saint homme, mais le quatrième étendit son glaive et coupa la tête de Léger. On dit que son corps demeura debout presque une heure et c’est son bourreau qui le poussa du pied pour le mettre à terre. Ce bourreau perdit ensuite la raison et se jeta dans un feu.
La femme de Chrodobert fit amener le corps du malheureux et l’enterra dans un oratoire non loin de sa maison de Serein.
A partir de ce jour, les miracles furent nombreux pour ceux qui venaient prier le martyr Léger. Il fit marcher les boiteux, voir les aveugles, guérir les possédés du démon et fit plein de prodiges encore, dans ce lieu ou reposait son corps.
Ebroïn apprit la renommée du saint et les miracles de plus en plus nombreux. Il en devint fou et se déchaîna sur un grand du palais. Ce dernier voyant qu’il risquait sa vie, se jeta sur Ebroïn, le frappa du glaive et le précipita dans une double mort. Celle de son corps et celle de sa tyrannie.
Quant fut connu la mort d’Ebroïn, la gloire du Saint Léger fut telle que beaucoup voulurent que son corps fut transporter dans sa paroisse.
Ansoald, évêque de Poitiers, le réclama car c’est dans sa paroisse qu’il fut élevé, Herméraire, successeur de Léger à Autun, le réclama aussi car Léger avait diriger le diocèse, et Vincidien, évêque d’Arras le réclama d’autant plus car c’est dans son diocèse qu’il fut tué et enterré.
Après de longues palabres des évêques réunis, le tirage au sort désigna Ansoald de Poitiers. Il désigna Audulf son abbé pour qu’il aille chercher le corps du Saint et le ramener à Poitiers.
Pendant le voyage du cercueil du Saint martyr, tout le monde accourait sur son passage pour le toucher. De nombreux miracles s’accomplir, à tel point que Adulf dit que si quelqu’un voulait écrire tout ce qui a été vu en cette occasion, le volume excéderait en grosseur le livre des psaumes.
Arrivés sur le territoire de Tours, l’évêque Ansoald donna l’ordre de construire une chapelle d’une grande magnificence. Depuis qu’il y fut ensevelit, il y a toujours un grand concours de gens qui y viennent chercher la guérison et le pardon de leurs péchés.

FIN DE LA VIE DE SAINT LEGER

 

HISTOIRE DU CLOS SAINT LEGER
Durant son voyage d’Arras à Poitiers, le corps du Saint s’arrêta de nombreuses fois, dans des villages, dans des églises ou chapelles, ou même dans des fermes. Beaucoup de ces endroits prirent le nom du Saint en remerciement des miracles accomplis et d’autres en raison de sa notoriété. On compte aujourd’hui plus de 70 villes ou villages ou le nom de Saint Léger apparaît avant le nom complet comme "Saint Léger du Bourg Denis (76)" prés de Rouen ou après le début du nom comme "Boissy Saint Léger (77)" prés de Paris. On ne compte plus non plus les lieux de culte portant ce nom.
"La complainte de saint Léger", écrite en 970, sera l'un des tout premiers textes littéraires de la langue romane, qui commence à devenir une langue populaire.
Mais revenons à ce voyage, est-ce que le cortège est passé par la Normandie ? Probablement car on sait maintenant que la forêt ou il fut assassiné était proche de Fécamp (76) à 25 km du Clos.
Une église Saint Léger a été construite au village du Petit Ansetot au 10ème siècle. Cette église Saint Léger d'Ansetot a été donnée entre 1050 et 1060 à l’abbaye Saint Georges de Boscherville.
Alors ce cortège serait-il passé par le village d’Ansetot devenu plus tard le bourg d’Anxtot. Nul ne peut l’affirmer, aucun texte ne le dit, aucun manuscrit n’en fait mention, alors pourquoi ne pas y croire puisque que l’on a fait construire cette église !
En 1677, Madeleine Renaud donne cette église au fief d'Ansetot, dont le point principal est une mare située à proximité de l’entrée de l’église.
Sur la carte de Cassini de 1750 on retrouve le symbole d’une église dans le village de Petit Ansetot.
Malheureusement cette église fut peu à peu abandonnée, faute d’entretien et manque de prêtre pour y célébrer les messes et les offices. L’église est détruite en 1831, la charpente et la maçonnerie sont vendues ainsi que le terrain.
La rue Saint Léger existe déjà sur la commune, à proximité de la mare à l’entrée de la route d’Anxtot. Alors le Clos Saint Léger se devait d’exister pour accueillir les hôtes de passage dans le petit bourg d’Anxtot.
Vous y serez toujours les bienvenus.
Merci à ceux qui sont arrivés jusqu'au bout de cette lecture. Nous espèrons que cela les a interessé.
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